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Discours de Monsieur le Secrétaire Général du MEF lors de l'ouverture de la présentation du plan de redressement de la JIRAMA

 

Mesdames et Messieurs,

Compte tenu de la place prépondérante que tient la JIRAMA dans la réalisation des projets dans l’IEM auxquels s’est engagés le Président de la République, le Ministère de l’Economie et des Finances met une grande importance à toutes actions et initiatives qui visent à redresser cette société d’Etat, actuellement en difficultés.

En l’absence de Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances, actuellement en mission, il m’échoit de le remplacer et en introduction j’aimerai rapporter quelques points qui méritent d’être rappelés, en avant-propos de cette séance de présentation du projet de Plan de redressement de la JIRAMA qu’a édifié le Consultant CASTELIA :

Le Gouvernement a mobilisé d’importantes ressources pour la JIRAMA depuis des années, mais le retour sur investissement y afférent tarde à se concrétiser.

Au contraire, la JIRAMA continue à perdre de l’argent sur chaque kWh qu’elle vend.

Ainsi, de 2015 à 2018, plus de 1300 mds Ar ont été fournis par le Gouvernement à la JIRAMA sous forme de subvention.

Il s’agit d’une somme considérable qui aurait pu être investi dans d’autres secteurs qui ont aussi besoin de ressources financières : l’éducation, la santé, et le transport, et autres.

Cependant, quel est le résultat jusqu’à présent ? les difficultés de la JIRAMA ne sont toujours pas résolues.

Mais, si la situation de la JIRAMA est telle qu’elle est aujourd’hui, il est injuste d’impliquer la défaillance, seule a la JIRAMA. Chaque partie intervenant a sa part de responsabilité.

Ainsi, d’aucuns de nous s’étaient posés la question si le soutien fourni était approprié ?

Certes, les 1300 mds MGA, déboursés entre 2015 et 2018 constituent bien une somme considérable, cependant, il s’avérait insuffisante.

En effet, sur ces quatre années cumulées, la perte comptable totale de la JIRAMA (avant subvention) a été de 1840 mds d’Ariary.

Le gouvernement reste toujours vigilant et regarde de près la JIRAMA pour son redressement. Toutefois, dorénavant, il exige des engagements concrets en échange de la contribution qu’il apportera.

Le Gouvernement voudra obtenir des résultats rapides tout en restant réalistes.

Le plan de redressement soumis a identifié les principales zones dans lesquelles la JIRAMA doit s’améliorer, et, il est censé permettre au Ministère de l’Economie et des Finances de programmer la subvention requise, pour regarder la réalité en face, et fournir un soutien qui soit approprié en quantité et en qualité.

Le soutien du Gouvernement continuera à être sollicité dans les années à venir mais la JIRAMA devra aussi faire sa part avec ce qui est dans son contrôle.

Outre la subvention, le Gouvernement aura également à prendre des décisions importantes par rapport au tarif qui devra être payé par les consommateurs, compte tenu de leurs capacités à tous les niveaux, et des exigences de soutenabilité sociale et croissance économique du pays.

Et, en ayant obtenu des améliorations du niveau de service de la JIRAMA, le Gouvernement pourra alors aussi aider celle-ci à investir.

La magnitude de ce soutien est tout autre : plus d’un milliard de dollars seront nécessaires au cours des 10 prochaines années pour étendre la production et renforcer le réseau de transport – sans même compter l’extension du réseau

Aux termes de mon intervention, je sollicite vivement la forte implication de toutes les parties prenantes dans la mise en œuvre du Plan de Redressement de la JIRAMA pour que nous puissions :

  • pouvoir compter sur une JIRAMA forte et crédible
  • et, fournir le soutien nécessaire aux investissements, en respectant la prudence budgétaire nécessaire.

Mesdames et Messieurs, nous rendons nous compte de l’avenir proche de ce pays, si on va encore laisser l’état de la situation de la JIRAMA que nous avons hérité.

Certes, il y a urgence, mais évitons la précipitation pour ne pas mettre en péril la stabilité macroéconomique de Madagascar avec notamment des projets mal structurés qui risqueraient d’engager le Gouvernement sur de mauvais termes pour les 20 ou 30 prochaines années. Et ceci, ne pourra pas être effectif sans une planification bien structurée, très claire soutenue par le gouvernement, qui constituera un repère pour tout le monde.

Chaque pas que nous faisons et chaque décision que nous prenons comptent beaucoup pour l'avenir de Madagascar.

Ainsi, j'invite à toute l'assistance réunie ici de prendre part activement à tous les débats positifs qui auront lieu et à toutes les réflexions émises au cours de cet atelier pour mettre fin aux souffrances, aux supplices, aux tortures que la JIRAMA avait endurés durant toutes ces longues périodes.

Le Gouvernement du régime actuel a aligné dans la liste de ses défis, le redressement de la JIRAMA sur lequel s'appuie le décollage de l'économie malgache.

Aussi, sollicitons-nous, à toutes les parties prenantes de mettre en garde à tous les habitués aux mauvaises pratiques et aux opportunistes, toujours aux aguets, en profitant de cette occasion pour s'approprier de leurs parts dans le redressement de la JIRAMA.

Sur ce, je vous remercie.

 

 

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