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Exécution budgétaire 2026 : le Gouvernement fixe le cap du 2 novembre
« 100 % des engagements au 2 novembre 2026 » : c’est l’objectif fixé par Mamitiana Rajaonarison, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, lors de la séance de travail consacrée ce 7 octobre à l’exécution du budget 2026, à l’Immeuble Plan, Anosy.
Cette séance intervient dans le prolongement de la Revue semestrielle de l’exécution budgétaire tenue le 31 juillet au CCI Ivato. Au 7 octobre, le taux d’exécution budgétaire global atteint 44,2 %, dont 20,3 % pour les Projets d’Investissement Public (PIP) sur financement externe et 63,7 % pour les PIP sur financement interne.
Pour atteindre cet objectif, le Premier Ministre a demandé aux acteurs de la chaîne budgétaire d’identifier précisément les blocages, qu’ils soient liés aux procédures ou aux responsabilités humaines. Pour chaque activité à réaliser, un responsable doit être clairement identifié et un délai précis fixé, afin de permettre un suivi rapproché et d’accélérer le traitement des dossiers.
Il a également appelé à casser les routines et les mauvaises habitudes et à mettre fin aux pratiques de corruption qui entravent l’efficacité de l’action publique. Les différents départements du Ministère de l’Économie et des Finances ont présenté des solutions correspondant aux différentes étapes de la procédure. L’enjeu est désormais de les mettre en œuvre et d’obtenir des résultats. En cas de blocage imputable à une responsabilité humaine, des mesures appropriées devront être prises.
Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé, Ministre de l’Économie et des Finances, a pour sa part souligné le coût économique des retards d’exécution. Le retard dans l’exécution budgétaire entraîne celui de la réalisation des projets, notamment des projets d’investissement public. Selon les données présentées, les retards dans les projets routiers pourraient représenter 2 % du PIB, soit environ 360 millions USD de pertes économiques par an, tandis que la réhabilitation des routes pourrait générer des gains estimés à 1,2 % du PIB.
L’accélération de l’exécution budgétaire constitue ainsi un enjeu à la fois de performance publique et économique. L’objectif est de transformer les crédits budgétaires en projets et réalisations concrètes dans les délais requis, au bénéfice de la population, tout en garantissant la légalité, la transparence et la bonne gouvernance.
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